Jodo: Le bâton contre le sabre...

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Brève histoire du Jodo

L'origine du Jodo remonte au début du 17ème siècle.

 

D'après la légende le fondateur vaincu par le célèbre guerrier Miyamoto Musashi eut la révélation après une longue ascèse que pour vaincre un homme armé d'un sabre, il fallait utiliser un bâton rond de 1,28 m (soit environ 30 cm de plus qu'un sabre) et de 2,4 cm de diamètre. Il inclut dans cette pratique qu'il nomma Jojutsu des coups d'estoc et de taille inspirés du maniement du sabre, de la lance ou du bâton long.

 

Historiquement, c'est dans la province du Kyushu, dans le Nord du Japon que fut développé le Jojutsu. Art de combat avec un bâton court. Longtemps cantonné dans cette province, ce n'est qu'a la fin du 19ème siècle, après la révolution Meiji, que le Jojutsu diffusa dans le Japon hors du Kyushu.

 

Il ne prit l'appellation de Jodo qu'après la seconde guerre mondiale. Dans les années soixante, il fut intégré au sein de la Fédération Japonaise de Kendo. Douze katas (formes pré-arrangées servant à l'étude) furent sélectionnés pour devenir le Seitei Jo.

 

Aujourd'hui le Jodo, encore très méconnu, se pratique partout dans le monde. En France il est intégré comme discipline associée au sein de la F.F.J.D.A.

 

Les armes...

Chaque pratiquant doit normalement posséder son Jo (bâton en chêne de 1,28 m de long et d’un diamètre de 2,5 cm) et son bokken (sabre en bois servant à l’entraînement). Le club dispose de quelques bokken et quelques Jo qui peuvent être prêtés aux débutants.

 

La tenue...

Elle se compose d’un keikogi (kimono) habituellement bleu marine ou noir sur lequel le pratiquant porte le hakama ( sorte de pantalon large que portaient les samouraïs). Pour débuter, un keikogi blanc ou bleu et même un survêtement de sport suffisent.

 

Le cours...

Toute séance d'entraînement commence et se termine par un salut vers le mur d'honneur (le Kamiza) puis un salut entre l'enseignant et les élèves. Parfois un court moment de méditation débute ou termine le cours.

 

Les kihons...

Les kihons sont des techniques de maniement du Jo comportant deux ou trois mouvements simples. Ils se pratiquent seul à partir de différentes positions de garde ou à deux contre un adversaire armé d'un sabre. Ils sont au nombre de douze.

 

Le cours débute généralement par l'exécution de ces douze kihons seul ou à deux.

 

Cette séquence peut être suivie de séries de frappes à partir de différentes gardes. Ces frappes sont portées sur le bokken (sabre en bois) de l'adversaire et non sur des parties de son corps. Ceci  permet de développer la puissance de frappe sans danger pour le partenaire. Le sabre constitue une menace directe devant laquelle le jo ne peut pas agir sans risque. Ces frappes ont pour but de dégager le sabre afin d'accéder à l'adversaire.

 

Les katas...

Ce sont des kihons ou leurs variantes pré-arrangés dans une suite logique pour permettre l'étude. Le Seiteijo en comporte douze. Les katas sont toujours exécutés face à un adversaire armé d'un bokken. Chaque kata présente une ou plusieurs situations combatives. Leur exécution correcte requiert souplesse du corps, rythme, adaptation et concentration. Chaque pratiquant exécute à tour de rôle les katas en tenant le jo puis le bokken. Ceci implique que tout pratiquant de Jo doit se familiariser avec la pratique du sabre japonais.

 

Conclusion...

Ce qui distingue cet art martial de ceux que nous connaissons habituellement, c’est d’abord  que le contact avec l’adversaire se fait uniquement avec le bâton. Contact qui implique un contrôle rigoureux et constant pour ne pas blesser son partenaire, car en Jodo, on évolue sans protection. Ceci implique que la compétition d’affrontement entre deux adversaires est impossible car elle serait trop dangereuse sauf si on modifiait les armes des deux protagonistes ou si on les munissait d’armures de protection efficaces, ce qui ne manquerait pas de modifier l’aspect technique et l’esprit de la discipline.

 

Le Jodo se pratique debout et il n’y a pas de chutes roulées ou frappées.

 

La pratique du Jodo insiste sur la relation avec l’adversaire. Il est, en effet, important d’être très attentif aux réactions de l’adversaire, ce qui développe, entre autres, la justesse de jugement, la maîtrise du geste et la confiance en soi.

 

Sur le plan physique le Jodo développe la souplesse, la disponibilité corporelle et l'équilibre dynamique. Trois choses essentielles pour développer la puissance.

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